You can run, run, run...

(pas de toi en tout cas, pas de toi)
Alors je me lève, je vais à la fac, je rentre, je vais travailler, je rentre, je lis, je lis, je lis, je dors, je couche, je vais faire les courses, je lis, je reregarde Friends pour la 150ème fois, je dors, je travaille...rien de croustillant. Normal. Ahhhh.
Quand j'étais petite, je n'aimais pas les cubes en bois qui servent à construire des tours, les Lego et consortes. J'éparpillais mes poupées partout, je commencais une activité et je passais à une autre, je faisais trois trucs en même temps. Le désordre créatif quoi. La petite fille d'avant ne se doutait pas que ca allait caractériser sa vie, que ca allait toujours être comme ca.
Quand j'étais petite, je savais qu'adulte, je serai rangée, en tailleur, une madame qui a du succès, un job, des tunes, qui assume ses responsabilités d'adulte. Ou alors une madame qui serait écrivain. Mouais.
Désordre créatif, j'te dis. Get a grip.
Pourquoi je ne me laisse jamais achever, réussir les choses? Là, je m'acharne, j'essaie, je reste là. Qui aurait cru que ce serait tellement dur? Tellement plus dur que de repartir, game over, same player start again? En fait, ce qui me pèse, c'est pas tant les problèmes à régler, les petits soucis quotidiens. Mais l'ennui. "I don't want to trapped in this final uneasiness" disait le poète.
Note à soi-même: évite de vivre ta jeunesse insouciante trop insouciamment. Parce qu'après, plus tard, une fois que t'es censée être adulte, que t'es censée construire, whoa. Ca te retombe sur la gueule. Construire, c'est ennuyant. Avant, c'était vachement plus mieux. Et pourtant, je m'acharne à être sérieuse...faut bien à un moment, non? Grandir, tout ca. Je reste, je reste, je reste.
A part ca, j'ai encore rêvé de l'autre là. Lui quoi. Pas vu depuis presque 2 ans, pas entendu sa voix, nada. Peur de le revoir aussi. On sait jamais de quoi on sera capable. Bref, pour en revenir au rêve, et pour résumer, ai rêvé que mon ancienne coloc' (très jolie, avait plein d'amants, et un copain très sérieux), me raconte qu'elle s'est mariée. Jusque là, tout va bien. Puis, IL débarque. Oui, mon passé, mon fantôme qui me hante. Et elle me dit: voilà, c'est mon mari. Choc. Et ils commencent à s'engueuler, et il se barre. Elle lui court après. Normal. A ce moment là, plusieures choses me traversent l'esprit. D'un, que ca m'étonne ni d'elle, ni de lui, de commencer une histoire comme ca, sans penser à moi (ca se fait pas quoi). De deux, que ca me fait vraiment de la peine pour elle, je sais ce que c'est que de l'aimer (et ce qu'on recoit en retour), et je ne le souhaite même pas à ma pire ennemie. De trois: mais qu'est-ce que tu fous encore dans mes rêves, mec? Bref. N'empêche, j'aurais donné ma main gauche pour pouvoir être au concert des Pumpkins avec lui. Je sais, ca tourne à l'obsession. Le truc avec lui, je veux dire. Sorry.
Je suis en France du 11 juillet au 23 juillet. Normandie avec les parents (vacances gratos!!), mais aussi quelques jours à Paris. C'est la honte d'avouer à soi-même qu'on a presqu'un peu peur de ne pas réussir à meubler les quelques jours. Je meurs d'envie de revoir mes amis. Espérons qu'ils en aient envie aussi.
***La carte postale en haut, elle vient de Post Secret, que tu trouves dans mes liens.








