I just don't know what to do with myself...

Cookie est fraîche, folle, bête, amoureuse, farceuse, cynique et pas comme les autres. Enfin, si un peu. Mais tout le monde est tellement original alors qu'elle s'est dit: moi aussi, je sais faire. Elle parle aussi beaucoup. Pour rien dire. J't'aurai prévenu.

jeudi, juin 07, 2007

You can run, run, run...


(pas de toi en tout cas, pas de toi)

Alors je me lève, je vais à la fac, je rentre, je vais travailler, je rentre, je lis, je lis, je lis, je dors, je couche, je vais faire les courses, je lis, je reregarde Friends pour la 150ème fois, je dors, je travaille...rien de croustillant. Normal. Ahhhh.

Quand j'étais petite, je n'aimais pas les cubes en bois qui servent à construire des tours, les Lego et consortes. J'éparpillais mes poupées partout, je commencais une activité et je passais à une autre, je faisais trois trucs en même temps. Le désordre créatif quoi. La petite fille d'avant ne se doutait pas que ca allait caractériser sa vie, que ca allait toujours être comme ca.
Quand j'étais petite, je savais qu'adulte, je serai rangée, en tailleur, une madame qui a du succès, un job, des tunes, qui assume ses responsabilités d'adulte. Ou alors une madame qui serait écrivain. Mouais.
Désordre créatif, j'te dis. Get a grip.
Pourquoi je ne me laisse jamais achever, réussir les choses? Là, je m'acharne, j'essaie, je reste là. Qui aurait cru que ce serait tellement dur? Tellement plus dur que de repartir, game over, same player start again? En fait, ce qui me pèse, c'est pas tant les problèmes à régler, les petits soucis quotidiens. Mais l'ennui. "I don't want to trapped in this final uneasiness" disait le poète.

Note à soi-même: évite de vivre ta jeunesse insouciante trop insouciamment. Parce qu'après, plus tard, une fois que t'es censée être adulte, que t'es censée construire, whoa. Ca te retombe sur la gueule. Construire, c'est ennuyant. Avant, c'était vachement plus mieux. Et pourtant, je m'acharne à être sérieuse...faut bien à un moment, non? Grandir, tout ca. Je reste, je reste, je reste.

A part ca, j'ai encore rêvé de l'autre là. Lui quoi. Pas vu depuis presque 2 ans, pas entendu sa voix, nada. Peur de le revoir aussi. On sait jamais de quoi on sera capable. Bref, pour en revenir au rêve, et pour résumer, ai rêvé que mon ancienne coloc' (très jolie, avait plein d'amants, et un copain très sérieux), me raconte qu'elle s'est mariée. Jusque là, tout va bien. Puis, IL débarque. Oui, mon passé, mon fantôme qui me hante. Et elle me dit: voilà, c'est mon mari. Choc. Et ils commencent à s'engueuler, et il se barre. Elle lui court après. Normal. A ce moment là, plusieures choses me traversent l'esprit. D'un, que ca m'étonne ni d'elle, ni de lui, de commencer une histoire comme ca, sans penser à moi (ca se fait pas quoi). De deux, que ca me fait vraiment de la peine pour elle, je sais ce que c'est que de l'aimer (et ce qu'on recoit en retour), et je ne le souhaite même pas à ma pire ennemie. De trois: mais qu'est-ce que tu fous encore dans mes rêves, mec? Bref. N'empêche, j'aurais donné ma main gauche pour pouvoir être au concert des Pumpkins avec lui. Je sais, ca tourne à l'obsession. Le truc avec lui, je veux dire. Sorry.

Je suis en France du 11 juillet au 23 juillet. Normandie avec les parents (vacances gratos!!), mais aussi quelques jours à Paris. C'est la honte d'avouer à soi-même qu'on a presqu'un peu peur de ne pas réussir à meubler les quelques jours. Je meurs d'envie de revoir mes amis. Espérons qu'ils en aient envie aussi.

***La carte postale en haut, elle vient de Post Secret, que tu trouves dans mes liens.

jeudi, avril 19, 2007

Dazed and confused (encore et toujours)



Le printemps est arrivé de plein fouet, et hey, même moi, blanche de chez blanche, ai réussi à bronzer. Bon, un peu, hein, faut pas non plus espérer des miracles, surtout avec ma crème solaire La Roche-Posay indice 40.

Pourtant, le moral ne suit pas. J'ai lu un article comme quoi le moral n'arrive pas à suivre aussi vite que les beaux jours. Ca doit être ca. Ou autre chose.

Samedi, j'ai été à une soirée. Dans mon ancienne coloc'. C'est là que j'ai réalisé deux-trois trucs.

D'un, que vraiment, ces mecs qui étaient mes colocataires, je peux pas les blairer. Marrant comme, avec la distance, tu vois plus clair. Le pompon, c'était quand Benno, le déséspéré de service a commencé à me draguer lourdement. Et avec lourdement, je veux dire très lourdement, et avec très lourdement, je veux dire que ca m'a vraiment saoulé. Ok, j'avais un décolleté, mais ca justifie pas tout, hein.

De deux, j'ai réalisé que ma copine ici, c'est vraiment un copine. Une copine bien. Et, crois-moi, ca m'a fait du bien, à mort.

De trois, qu'apparemment, je suis toujours pas sortie de l'auberge. Ne jamais donner un portable à une Cookie un peu bourrée, et un peu nostalgique. Ne jamais enregistrer dans son nouveau portable le numéro de quelqu'un qu'on a manifestement du mal à oublier, même si on ne l'a pas vu depuis, pfiou, un an et demi au moins. Fuck, quoi. En vérifiant mes messages envoyés, ai réalisé que j'avais même utilisé le mot avec un "m" que jamais, jamais, t'es censée dire à cette personne. Le pire (le mieux, que sais-je?!), c'est qu'il m'a répondu, au taquet.

D'où le titre, dazed and confused.
Depuis, je suis un peu sécouée. Merde quoi. Ca veut dire quoi?
J'ai quelqu'un que j'estime à mort, qui me rend heureuse, que je crois sincèrement aimer. Et j'écris des trucs comme ca à quelqu'un que j'aime toujours, un peu, apparamment. Et je crois que je vais jamais complètement l'oublier. Prince Charles, je te comprends. Diana, Camilla, je vois le dilemme. Je suis royalement fucked up. Et je m'en veux. Bref, voilà mon état d'esprit actuel.

Je me languis et je m'énerve moi-même. Je suis Wuthering Heights à moi seule (en omettant la folie, l'anglais, Joseph, et les thunes). Ca va jamais s'arrêter, hein?
Tori A. avait raison " I gotta have my suffering / So that I can have my cross."
Sur ce, bonjour.

mercredi, avril 11, 2007

Spring fever

Rien de neuf.
Mes vacances sont terminées. Comme quoi, même 2 mois, ca peut être vraiment court.
J'ai beaucoup bossé, je suis pas sortie tant que ca. Ma meilleure copine ici va repartir dans sa ville, et je suis un peu triste.
J'ai de nouveau ce fourmillement dans les jambes, j'ai envie de partir loin, j'ai envie de revenir sur Paris, même pour un petit moment, j'ai envie d'aller à Londres, de changer.
Je crois que cette envie me poursuivra, où que j'irai, quoi que je fasse.

Mais je reste. Je sais que l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs. Mes études me plaisent énormément, je me fais des amis, j'ai un appart pour lequel des milliers de parisiens tueraient, et j'aime copain.
Mes amis à Paris ne m'ont pas oubliés, et ils me manquent. J'ai des amis en or, patients, qui s'intéressent à moi. Qui m'envoient des mails où ils disent qu'ils ont "trop" hâte de me revoir.
Moi aussi, les gens, moi aussi. C'est marrant que ce soit dans la période la plus confuse de ma vie que je me suis fait des amis qui en valent la peine.
Je repense aussi aux conneries que j'ai fait, aux blessures que j'ai infligées. J'en suis pas fière. Dans une autre vie, c'aurait pu être mieux. Je n'oublie pas.

Je repense à F. qui était parfait. Enfin, il y a avait deux F.
Un qui me demande si je veux pas aller au Festival de Reading avec lui, pour voir les
Pumpkins (un côté de moi s'écrie "hell yeah", l'autre "fuck no" copain est aussi du deuxième côté, alors ce sera "fuck no"), l'autre, le premier qui avait une patience infinie avec moi, qui se bagarrait avec lui-même pour s'ouvrir plus à moi (je lui reprochais souvent d'être fermé), alors que je n'ai rien fait de tel. J'aimerais lui dire que je suis désolée, mais après tout ce temps, il vaut peut-être mieux laisser les vieilles blessures tranquilles.

Je lis beaucoup, je redécouvre Nancy Huston, je finis "Wuthering Heights", je reprends "Belle du seigneur", j'admire Zadie Smith. Peut-être qu'un jour, avec beaucoup d'entraînement, je saurais écrire un peu aussi. C'est une envie qui m'a poursuivie toute ma vie, et pourtant, je ne réussis qu'à écrire de ma propre perspective, à me répéter, à râbacher mes propres petits problèmes. La fiction, ca s'apprend, non? Si Jenny de "The L Word" réussit, je peux aussi, non? Cependant, je n'ai pas de prétentions. C'est peut-être cela qui m'a fait défaut jusqu'ici, toujours. Pas assez sûre de moi pour me laisser réussir. Whatever.

Le printemps est là, tout est en fleur, mon nez in bloom.
Putain d'allergies. Limite, ca me ferait presque NE PAS aimer le printemps. Vivement l'été quoi.

J'aime toujours autant "Grey's Anatomy", les acteurs sont un festin pour mes yeux, la storyline du baume pour ma petite âme un peu écorchée. Ca, c'est de la série.

Je m'excuse envers vous, vous autres lecteurs de ne plus vous commenter. Je vous lis à l'occasion, mais j'attends mon propre portable pour avoir un accès illimité à la grande toile. Mes passages sur le net sont plus que sporadiques depuis que je vends du savon au lieu d'écrire des annonces Google. A bientôt...

Soundtrack of my spring:





Kings of Leon "Charmer" que je trouve pas sur Radio.Blog.Club



Jamie T, à ne pas rater:
http://www.myspace.com/jamietwimbledon

mercredi, mars 21, 2007

Soulmates never die, or do they?



The Fountain. Argh. You wish.



Soundtrack of my spring. (even if it snowed today)


Ceci, je l'ai écrit, il y a quelques semaines. Je n'ai pas osé le publier straightaway. Pourquoi? Peut-être parce que je me méprise pour ma faiblesse. Peut-être que je ne veux pas m'avouer à quel point ca compte toujours. Parce qu'on s'accroche à ses douleurs passées, parce qu'on les connaît, no surprises. Parce qu'on ne donne peut-être pas assez souvent la chance à ce qui est, mais qu'on préfère rêver de ce qui fut, ce qui aurait pu être. En mode if, les choses paraissent plus intenses. Le mode if nous poursuit, toujours, peut-être toute la vie, et donnera toujours plus d'importance à ce qui aurait pu être qu'à ce qui a a lieu. La vie vécue sera toujours moins glamour que la vie fantasmée.

I hate myself and I want to die. Juste parfois. Hier, je me suis reveillée avec un grand sourire. J'ai rechuté. J'ai rêvé de lui. Encore. Peut-être ca arrive à tout le monde, une histoire comme la mienne. Peut-être qu'on s'habitue et qu'on oublie. Peut-être que les autres sont moins sensibles que moi. Peut-être que je suis trop faible.


Mes rêves racontent trop souvent ce que je m'interdis, reveillée. Je m'interdis de penser à ces bras, à ce sentiment que j'ai presque oublié, et que j'avais quand je m'y endormais. Incroyablement vulnérable. Invulnérable.

Tu sais, je suis heureuse. Et malheureuse. Parce que j'ai ce dont j'ai besoin, et parce qu'en même temps ca me manque cruellement.
Parce que j'ai la sécurité. Parce que j'ai un plan. Parce qu'il manque la passion. (Grand mot, "passion", hein? Ici, je vis sereinement. Sereinement implique sans passion exacerbée. Je ne me fais plus mal comme je le faisais auparavant.)

"M'as tu oublié?" demandes-tu.
"L'as tu?"

Bien sûr que non. Comment peux-tu croire une chose pareille?

Je veux te hair. Je veux te hair pour ne plus devoir t'aimer, toi, ou ton fantôme, l'image que je me faisais de toi. Ce que tu représentes pour moi. Moi, celle qui n'aurait jamais cru être touchée à ce point, moi qui ai l'habitude de blesser, et non pas d'être blessée.


Combien de fois jouerons nous encore à ce petit jeu de celui qui se brûle en premier?
De quoi as-tu peur, toi? Parce que mes propres démons, je les connais. Quels sont les tiens?

Qu'est-ce que tu veux?
Qu'est-ce qui te pousse à revenir, encore et toujours, à demander, à me soumettre des certitudes que tu n'as acquises qu'après m'avoir brisée.

Petit. A. Petit.

*Message perso: Merci d'être ma copine, Amé. Tu m'as collé le sourire TOUTE la soirée hier. Ca, c'est de la soulmate qui die jamais.

lundi, février 12, 2007

New smoke / Second-hand smoke


"I'm burning and
I'm blacking my lungs
boy you know it feels good
with fire back on your tongue"
Panic! At The Disco



Alors bon, ben bof le concert de Hot Club De Paris ce week-end. Bof aussi, le copain mou que j'ai pu y traîner. Copain, il est bien à la maison.
C'est le moment que je me choisis pour lever tête et bras au ciel et crier "why me, God? why?".
A croire que j'ai un abonnement aux mecs casaniers.
Grmpf.

Sinon, t'as vu le tableau là-haut? C'est un monsieur qui s'appelle Neo Rauch qui l'a peint. Neo, il vient de Leipzig, et c'est un des seuls peintre vivants à être exposés au Museum of Modern art de NYC. Respect.
J'y connais rien de précis en art, même si je fais bien semblant.
Mais l'atmosphère de cette image est incroyable. Néo-pop art avec une touche de punk, une émotion réelle et incandescente.
Neo est un peu le wildchild de Georgia O'Keefe et de Richard Hamilton. C'est de l'anti-art artistique. C'est bon, je me tais.
Mais bon, la peinture est bien, non? Neo, c'est aussi le prof de ma coloc' Stefanie. Stefanie est une artiste-photographe, qui part faire un shooting pour Jil Sander la semaine prochaine.
Respect encore. (Jalousie? Non...si peu)

Sinon, mon ancienne coloc' Julia a l'adresse mail de Umberto Ecco. Oui, vous comprenez, elle écrit son truc (sa thèse, son mémoire, comment on dit?) de doctorat sur un sujet qu'elle et Umberto traitent tous les deux.

Quant à moi, je forwarde les mails de "David Homme du désert" qui me dit que steuplé, il me donne 3 Billiards de dollars si je lui en donne 500 000, et joyeux noel, paix à ma famille et amen. Je me dis que bon, c'est pas un grand artiste qui me donne cette opportunité, mais quand même, David a pensé à moi, à moi pour ce cadeau incroyable. C'est un peu la classe aussi. Et je fais tourner.

Sinon, vous vous êtes jamais demandé quand on allait enfin en crever, du fait de jamais renvoyer les chainmails à tous ceux, lol bisous, que tu connais? Je veux dire un mail non renvoyé = affreuses souffrances ("Steven, 37, did not forward this message and was run over by a meatball. he regrets his acts.") et malheur en amour pendant 15,37 ans (Kim, 19, did not forward this message and her boyfriend left her for her best friend one day later) , ainsi que hémorroides virulents (Taylor, 28, did not forward this message, and is now unable to sit down, or to have sex in her anus. She is very sorry)...

Quand est-ce qu'elles se vengeront les chainmails?

Donc aujourd'hui, j'ai mis les dessous les plus beaux de mon placard, parce qu'il faut toujours jouir de ce qu'on a, que ce soit du H&M ou du La Perla, disent les chainmails, j'ai dit "je t'aime" à tous ceux que j'aime (ma copine m'a dit qu'au bout de 15 jours, à raisons de 15 sms par jour, ca saoule), j'ai fait des trucs que j'avais jamais faits (aujourd'hui, j'ai mis une chaussette, puis j'ai enfilé ma culotte, puis je suis sortie. Jamais fait! Résultat: il fait froid, et les ouvriers du bâtiment voisins sont fans de moi. C'est cool d'essayer de nouvelles choses!!!). Je me suis aussi arrêtée pour sentir les roses, ce qui m'a valu 2 heures de retard au taf, va en trouver des roses en février.
Bref, je prends ma vie en main, merci les chainmails.

(Tout ca pour dire que je n'ai rien de spé à raconter, moi ca va bien, et vous?)

*J'ai recommencé à fumer. C'est un complot. La vengeance des chainmails?
*Je suis triste pour Anna Nicole Smith. C'est donc vrai, Dieu rappelle les meilleurs en premier.
*Tu connais Flavor of Love? Ca passe sur Mtv ou VH1. C'est de l'entertainment pur. Je suis fan de Flav et de New York. Flava flaaaaaaaaaaaaaaav!
*De la vieille musique. Parce que c'est bon, na!
*Ouais, le name-dropping, ca y va. C'est parce que je vis une vie de cosmopolite de ouf. Par procuration.

samedi, février 10, 2007

Snow (hey oh)





Ce matin je me suis reveillée et le monde était blanc. L'hiver se sera fait attendre, ce petit rigolo. Mes Converse trouées ont moyennement apprécié le trajet jusqu'au travail et je suis arrivée avec des petons gelés. Je porte des chaussettes de ski et me balade dans les bureaux délaissés.

Je vais bien. Je me suis trouvé une copine, une vraie. Une fille drôle, forte, intense. On boit de la piquette du super-marché, on va danser sur Bloc Party, on meurt de rire à se dire "bite" toute la soirée. Ca me fait un bien fou. Je me suis longtemps sentie exilée, trop exilée, un peu seule avec mes délires. Mais tout s'arrange.
Je retrouve ma meilleure amie d'enfance sur le net. Quand on était petites, on prévoyait de vivre dans un grand appartement lumineux ensemble, à survivre en étant stripteaseuses (mon goût de la débauche était déjà fort develloppé), et à ne jamais se perdre de vue. Et comme va la vie, à nos 17 ans, nos routes se sont séparées, elle trop racaille, moi trop confuse. Mais à ce qu'il parait, la vie donne parfois des secondes chances (non, pas de secondes chances pour le striptease, mais pour l'amitié).

Mon père me harcèle de coups de fils. Il veut que je vienne le voir dans le fin fond du sud de l'Allemagne. Jusqu'ici, j'ai réussi à éviter. Pourtant, je devrais y aller. Et aller voir ma grand-mère aussi, qui souffre de l'Alzheimer. Mais je me défile. Ces visites là sont douloureuses, et moi je m'applique à ne pas souffrir.

J'ai deux mois de vacances à la fac, et je vois des semaines entières de douceurs se dérouler devant moi. Je vais aller à Berlin, je vais visiter des concerts, aller dans des musées, écrire, buller. Je vais aussi travailler, sortir et déménager. Oui, dans 2 semaines, je vais partager un appartement avec copain. C'est un truc de rêve, 80 mètres carrés, cuisine avec lave-vaisselle, salle de bain avec fenêtre et baignoire, balcon, et chacun une chambre. Et tout ca pour la modique somme de 480 Euros. Qui dit mieux?

lundi, janvier 29, 2007

Mange ta feuille de laitue!


Je n'ai jamais été une petite chose frêle.
Je suis de celles qui ne peuvent pas se permettre certaines tenues.
J'irai même jusqu'à dire que je suis de celles qui ne rentrent pas dans beaucoup de sapes à la mode.
Peut-être que tu m'imaginais mince en me lisant. Peut-être que tu te dis: "ben ca alors, je ne l'aurais pas cru."

Peut-être que tu me plains.

Eh bien, saches que je le vis bien.
Je ne suis pas un mannequin. Et alors? Qui dit que j'ai envie d'en être un?
Je ne suis pas belle en short. Et alors?
Les shorts, c'est anti-glamour après tout (dans mon monde à moi, hein).
Parfois, dans les magasins, je soupire, et je me demande si les sapes ne sont que fabriquées, par hasard, pour des anoréxiques de 14 ans. Parfois, je meurs de rire devant un L de chez Mango.

Je me dis que je suis une chic fille, plus proche des tableaux des maîtres de la Renaissance que de Kate Moss, et que, après tout, ca fait aussi mon originalité.

Parfois, je me sens immensément honteuse et boudinée dans ma cabine d'essayage, dans une robe taille 3. Et puis je me convaincs que l'étiquette ment.
Ben oui quoi, c'est pas possible autrement. Peut-être que le fabricant voulait dire taille MOINS 3. Non? C'est une conspiration! Allez, déballez la caméra cachée! Je vous ai grillé.

Lecteur, sache aussi que je ne suis pas grosse.
Je suis juste pas excessivement maigre.
Et dis-toi que, truc de ouf, je plais. Même souvent. Apparemment, même quand tu mange plus qu'une feuille de laitue par jour, un homme peut te trouver practicable.
Même, plus: séduisante.
En plus, sans me vanter, ce sont souvent des mecs bien quand même.
Le mec qui s'en fout de la taille de ton slip, c'est un mec bien.

Attention, je n'ai rien contre les maigres. Et rien non plus contre les mecs qui aiment les filles maigres. Hein, ne commencons pas un débat "anti-maigres".
Pas de ca ici. Moi, les maigres, c'est mes copines, tout autant que les pas maigres.
Tu crois qu'une personne se définit par son tour de taille?

Je pense qu'il y en a pour tous les goûts. Je pense aussi que le charme et la beauté n'ont rien à voir avec le poids. Et ca me fait de la peine de voir autant de filles s'affamer, se rendre malade pour ressembler à leurs idoles, Kate Moss, Keira Knightley, Nicole Ritchie. Et ca a le don de m'énerver. Beaucoup. De me rendre triste. On vit dans un monde où on a tellement de possibilités, de libertés, où on peut être ce qu'on veut, et tellement de filles s'enferment dans ce carcan du "il faut être maigre a mort cette année, avec les cheveux châtains clairs et des chaussures bleues".

C'est aussi une des raisons pour lesquelles j'aime beaucoup contempler les nouvelles tendances, que je m'intéresse à la mode, mais que je ne la suis pas forcément.
Je ne suis pas prête à faire autant de sacrifices pour une jupette ou pour un pull.

Je suis triste pour celles qui se rendent malades pour être "normales". Ca me rend furieuse qu'on dise á des filles de 8 ans qu'elles doivent faire un régime.


Je suis prête à changer de t-shirt pour suivre la mode, mais pas de corps.

Alors je le réclame ce droit à être moi. Je me moque des remarques des autres. Comment ca, une robe ca me va pas parce que j'ai les jambes trop grosses?! C'est pas mes jambes qui sont trop grosses, c'est celles des autres qui sont trop fines.
Je suis ce que je suis. Et je compte bien le rester.
A moi le chocolat!


*J'ai lu "De l'amour et autres mensonges" de Lucia Etxebarria. Ca fait tout drôle de se reconnaître tellement dans le personnage principal du roman.
*Tu connais Hot Club de Paris? Vais les voir en concert dans 2 semaines. Yiha.
*C'est les vacances. Vendredi. Pour deux mois.